REQUIEM POUR UN FOU – Petrosky

Les retrouvailles avec Requiem, c’est comme un cadeau de Noël avant l’heure, y’a de quoi faire reluire le berlingot de l’armée du Salut.

Ce quatrième tome, déjà, est une belle poilade en une période grise et jaune, mais une poilade sans doute plus noire toujours teintée d’humour mais également de réflexion.

Dois je encore présenter Requiem ? Si oui, tu files chez ton dealer de bouquins et tu te fais plaisir en faisant l’acquisition des saintes écritures. Si c’est non, ben je gagne du temps sur ma chronique et tu fais potentiellement parti des copains car tu as déjà lu sans doute mes chroniques précédentes. Mais je digresse.

Dites au curé, dites au pasteur
Qu’ailleurs ils aillent se faire pendre
Le diable est passé de bonne heure

Revenons à Requiem pour un fou. Quand suite à la disparition de Johnny, l’idole défunte, une tuerie mélange chanson et prière et laisse derrière elle des cadavres mis en scène, il est clair qu’Esteban, le carabin foutraque fait face à un serial killer. Requiem, prêtre exorciste et agent du Sodalitium Pianum, les services secrets du Vatican, devra jouer de ses charmes et d’astuces avec son ami Régis, le commissaire Labavure et Falco dudit Vatican pour venir mettre un terme à cette litanie qui tourne au carnage et qui vise Requiem. Car le tueur laisse non seulement des cadavres qui avant de subir les derniers outrages survivaient dans la rue (tu sais ces types que l’onne veut pas voir et qui pullulent dans nos cités) mais aussi un exemplaire de l’œuvre majestueuse du sieur Requiem.

S’ensuit miséricorde et péchés de chair à un rythme endiablé, un direct dans le foie, pour une virée parisienne pardon boulognaise – Boulogne-Billancourt pour les incultes.

Et mon âme n’est plus à vendre
Si vous me laissez cette nuit
À l’aube je vous donnerai ma vie

Avecde nombreuses notes de bas de page qui se transforment en liste au père Noël (vas y les yeux fermés, y’a que du bon, tu feras des heureux) une œillade  au professeur Duboc, une louche de Peat’sBeast, ce gouailleur de Petrosky n’oublie pas qu’il est pétri d’humanité. Ca cause donc bérruriesque, mais aussi associations caritatives – des vraies– et il ne néglige pas les Identitaires – tu sais les types qui servent de la soupe au cochon à nos SDF français car les autres ne le méritent pas.

Bref on peut faire drôle et sérieux à la fois. C’est comme la préface de Nadine Monfils, c’est pétri d’amour avec un coup de pied au cul.

un fou d’amour

Editions French Pulp

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s