LA NUIT DE L’OGRE – Bauwen

Tout le monde me parlait de ce bouquin lors de son lancement autour d’un apéro festif organisé par Albin Michel. Une fois encore, j’étais à la bourre. Bauwen était aux anges, les lecteurs enthousiastes. J’ai très vite compris pourquoi.

Avec La Nuit de l’Ogre, Patrick Bauwen signe le retour fracassant de Chris Kovak, médecin urgentiste. Il a aimé deux femmes. L’une est morte. L’autre l’a quitté. Kovak est perdu dans ses pensées sombres. La mort et son métier le hantent.

3 actes fondateurs de ce très bon thriller.

  • Une autostoppeuse lui dépose dans sa voiture, un sac de vêtements pleins de sang et au fond de ce sac surgit un bocal. Il est rempli de liquide dans lequel baigne une tête humaine. Kovak est à mille lieux de se douter qu’il va susciter l’intérêt d’un étrange homme portant un chapeau melon.
  • Kovak part à la recherche de Justine, la fille de sa surveillante générale Greta Van Grenn.
  • Une jeune femme est découverte agressée dans des couloirs désaffectés du métro. L’équipe du site Évangile dirigée par le commissaire Armando Batista ne sait pas qui elle est, ni d’où elle vient. Elle a été laissée pour morte. Une phrase étrange perturbe le lieutenant Audrey Valenti, l’ex juge d’application des peines qui a rejoint la capitaine Louise Luz. « Je vous ai observés. »

Commence alors une poursuite après l’Ogre dans le sous-sol de Paris. Mais ce coin exclusif est le domaine de chasse du Chien. Personne ne pénètre le territoire de ce dernier sans le réveiller.

La Nuit de l’Ogre permet à Patrick Bauwen de nous offrir un page-turner à l’écriture addictive. Le lecteur retrouve une partie des personnages de son précédent thriller, Le Jour du Chien.

C’est pour l’auteur, cet urgentiste diablement souriant et attachant, l’occasion de poser une ambiance glauque, apte à faire monter l’angoisse, le stress. Il maîtrise ce rythme et se plait à nous balader dans ce milieu hospitalier qu’il connait bien ainsi qu’à travers les confréries d’étudiants qu’il a usé. Patrick tourne et retourne la mort. A travers les yeux de Kovak, du Chien et des autres personnages, elle est à la fois, terrifiante et bouleversante, parfois naturelle ou abominable.

Chris Kovak possède ce chromosome de l’insoumission. Il faut au moins cela pour affronter deux tueurs et pour remonter aux sources, à la genèse du Chien. Ce roman est saisissant et fascinant.

Editions Albin Michel

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Voilà une chronique qui donne envie chère Yannick.

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  2. Très belle chronique. Et l’auteur est super sympa.

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