ORIGINE – Brown

Dan Brown, l’homme aux 200 millions d’exemplaires vendus à travers le monde signe un divertissement dans la lignée des précédents. La machine à cash retentit. Les ingrédients sont nouveaux et la recette reste identique.

On change de lieu. Cette fois, place à l’Espagne et la Catalogne pour une nouvelle course contre la montre où Langdon se frotte à nouveau aux religieux.

L’intrigue est à mon avis, moins dense que les précédents. Si la formule magique, le scénario sont en revanche parfaitement calibrés pour assoir les ventes et le cas échéant servir à de nouvelles aventures pour Tom Hanks, Origine est un roman qui se traine parfois en longueur.

Le pitch est malgré tout sympa, attractif. Un futurologue milliardaire, Edmond Kirsch, par ailleurs informaticien génial et ex-élève de Langdon, s’apprête à faire des révélations au monde dans un show dantesque en plein musée Guggenheim. Conséquence fâcheuse, sa révélation va mettre à bas toutes les croyances religieuses. Pas de bol, il est assassiné au milieu de la conférence de presse sous les yeux de Robert Langdon et d’Ambra Vidal, la directrice de musée et accessoirement future reine d’Espagne. La course poursuite commence. Pour rendre public les révélations du défunt Kirsch, tous deux  doivent craquer le code secret mis au point par ce dernier. Là s’ouvriront les réponses aux deux questions qui taraudent le monde. D’où venons-nous ? Où allons-nous ?

Et nous voilà embarqués pour une nouvelle une controverse science/religion. Dan Brown relance le débat. Comme d’habitude, le lecteur se prend au jeu, moi le 1er et y apprend plusieurs détails sympathiques. On y cause, Gaudi, Neitszche, intelligence artificielle, ordinateur quantique et autres sciences.

Le tout à travers une épopée touristique virevoltante. On se balade du musée Guggenheim de Bilbao à la Sagrada familia de Barcelone. On y gagne presque un extrait du Lonely Planet.

Bien sûr, Langdon fait face une nouvelle fois à de nombreux ennemis. Un archevêque ultraconservateur Madrilène, des gardes du palais royal, une secte catholique fondamentaliste en lieu et place, l’Eglise palmarienne. Car bien entendu, cette découverte scientifique révolutionnaire n’est pas sans secouer les fondements des croyants. (La recette reste bien identique, Langdon + une femme vs les églises).

Reste sous les dehors de cette chronique quelque peu désenchantée, un poil d’honnêteté. L’intrigue est parfaitement menée et maîtrisée même s’il me semble que Langdon a perdu de ses capacités de décryptage. Elles sont dans ce tome très limitées. Dommage, il s’agissait là d’un attrait important des précédents volumes.

Une fois fermé, Origine donne le sentiment d’une promenade bien ficelée et une lecture agréable le temps d’un week-end. Ça fait le job, mais je suis toujours aussi septique quant au tapage médiatique un peu surfait pour un roman, qui avouons-le, n’est pas le thriller de l’année.

Editions JC Lattes (remerciements pour le SP)

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