Face à la connerie ambiante

J’entends également ces derniers temps des voix désagréables s’élever au cœur du Noir. Des chroniques acides commencent à remplacer les petits chats et les mises en scène. L’art du buzz médiatique est à l’œuvre. Un objectif unique, se faire remarquer à tout prix quitte à blesser connement auteurs et lecteurs.
En 2017, je posais ma vision du blog, ma profession de foi en quelque sorte. En 2018, je réagissais sur l’évolution des bloggeurs. Cette année, je m’offusque que l’on puisse blesser et ne pas respecter le travail des auteurs.
La bonne nouvelle, est que nous ne restons pas figés. En revanche, le bruit ambiant devient acide, pour ne pas dire inacceptable. Comment peut-on dénigrer untel ou untel ? Qui sommes-nous pour cela ?
J’aime profondément ce milieu du Noir Français. Les personnes que j’y côtoie sont merveilleuses et bienveillantes. J’ai la prétention d’y compter des ami (e)s. Elles ont une imagination fertile et se vouent à partager du plaisir.
Oui, l’expérience de lecture est personnelle. Oui, le ressenti est propre. En aucun cas, je ne peux juger du travail de l’auteur.
Faire naitre un ouvrage demande, intelligence, énergie et implication. Néanmoins, je revendique le droit de ne pas aimer tel ou tel bouquin. De même, je revendique le droit de partager un avis circonstancié et construit . Libres à ceux qui lisent mes chroniques d’être en accord ou non.
Dans tous les cas, le respect est un impératif.
L’objectif est, reste et restera de partager le plaisir ressenti. Il s’agit de sentiments et d’émotion.
Et oui, n’en déplaisent aux pissefroids, un auteur à toute liberté de changer de style, de se frotter à un autre univers. Si j’aime, je le suis. Sinon, je le retrouverais sur un autre opus. Reste que s’il faut éclaircir ma liste de diffusion pour ne pas supporter des conneries et des relents nauséabonds, je le ferais avec plaisir (en fait, je continuerais).
Auteurs, chroniqueurs et amis du Noir, je vous kiffe.