De l’évolution de la Blogosphère

J’ai ces derniers temps eut l’occasion de m’entretenir sur la position des blogs littéraires avec pas mal de gens, pas que des Jean d’ailleurs. Y’a plein d’autres prénoms.

beware-books-blackframe.jpgQuand je partage ma vision du blog avec mes comparses, ce qui nous réunit est avant tout la passion et notre volonté, certains qualifieront cela de besoin, de partager notre expérience intime avec les mots, l’histoire créée par un auteur, son style. Pour la faire courte, il s’agit de plaisir et d’émotion ressentie.

Le blogger est atypique en un sens. Il avale des livres au fil de l’eau au risque de frôler par moment l’overdose. Il engloutit, mâche, digère. Ce n’est pas son job. Rares sont ceux qui peuvent se permettre de faire cela à plein temps.

En ce sens, le blogger est victime d’une belle addiction.index2 J’avoue, je me came à la noire. J’adore ça. Je me crame les yeux dès que j’en ai l’occasion. Je me tords les neurones et je prends plaisir à découvrir un nouveau frisson.

Donc le blogger est davantage qu’un lecteur. J’enfonce la palissade (ok elle est aisée).

Pourtant, j’observe certaines évolutions. L’évolution est dans la nature des choses. Les blogs, à mes yeux, comblent un manque notoire dont souffrent pas mal de maisons d’éditions. Il semble que nous soyons un relai entre le public (malgré tout ciblé) et les professionnels du livre (j’englobe les éditeurs, les auteurs et tout le monde de la distribution).

Serions-nous le chainon manquant ?

lire-rend-intelligent.jpgPar essence, le blog est une jonction entre le monde numérique, duquel il est né et le  monde traditionnel du papier. La question n’est plus de savoir si le blog, les réseaux sociaux sont nécessaires, mais bien comment conserver une neutralité bienveillante dans cet environnement calculé et précis qui attend un impact qualifié et quantifié ?

L’objet de cette chronique est bien de signifier la nécessité faite aux bloggers de conserver leur liberté de ton et de choix. Il va sans dire, mais c’est toujours bon de le répéter que le pendant est l’honnêteté, la neutralité et deux doigts de bienveillance. J’ai, ces derniers mois assisté à des prises de becs, des prises de position qui auraient pu mettre à mal tout ce travail souterrain réalisé par pléthore d’amateurs éclairés. Gardons-nous de tout melon. Le blog est un relai pas une œuvre en soi.

Nous sommes au mieux des influencers.e2b910e584b3182dd03afaa1cfa3ed68 Si, le blogger a le droit de se tromper, d’avoir une opinion différente, une analyse divergente, il se doit de rester humble. Gardons-nous de tout débordement. Conservons à l’esprit que cette influence n’a pour principe d’existence que la réceptivité des lecteurs de nos propres chroniques, sans quoi nous serions victimes de notre propre évolution.

NigraFolia demeure attachée à sa posture initiale et simple. Une lecture curieuse alliée à un travail de chroniqueur, travail qui se veut malgré tout sérieux.

Et parce qu’il faut bien le rappeler, ma liberté de choix et de jugement restent, à n’en pas douter, les fondations de cette passion pour le livre.