HELOISE – Cohen

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Lorsque j’ai eu la chance de chroniquer pour la première fois Héloïse, avant qu’il ne sorte chez IFS – Phénix Noir, il s’appelait encore, Toutes les Femmes ont une Histoire. Je parlais d’un premier roman fait de cœur, de tripes et de ventre. J’avais été marqué par le côté poignant et l’émotion qui frappaient le lecteur.

Héloïse vient d’être édité. Il s’offre maintenant à tous. C’est un roman noir d’une rare force. Noir comme la vie de l’héroïne et pourtant porté par un éclairage particulier.

Une bougie sur un coin de table, dans une pièce obscure, bercée par un souffle.

Un roman noir comme un combat de boxe sur un ring invisible qui vient bouleverser le lecteur.

D’aucuns diront que ma proximité avec son auteure me rend aveugle aux critiques. Ce à quoi, je ne peux répondre que oui. Toutefois, j’ai eu la chance de voir l’évolution. Le travail ciselé entre le premier manuscrit et celui que vous pouvez avoir entre vos mains. Les quelques modifications apportées au fil des mois, ont su renforcer les rares faiblesses de structure pour renforcer l’essentiel. Le centrage sur le personnage principal. Cette femme trentenaire que la vie n’a pas épargnée. Héloïse est le fruit de la douleur, du doute et de l’abandon. Incapable de s’aimer suffisamment, elle porte en elle ses doutes et ses déchirures.

Ne cherchez pas l’aspect polar. Ici, nulle enquête, nul happening à la mode des thrillers. Juste le cheminement d’une vie raconté une nuit au son d’une playlist éthylique. Si je devais oser un parallèle, c’est surement avec Betty de Tiffany Mc Daniel que je le ferais. Car c’est entre un livre entre ombre et lumière où chaque personnage est illuminé pour ce qu’il est, où les fractures sont de celles que l’on traine à vie, où l’innocence est un espoir ténu.

Héloïse  est un livre physique. Il fait fi des convenances et malmène le lecteur pour le rendre émotionnellement bancal.

Ce premier roman est une histoire de femme pour tous. A l’heure des #metoo et consorts, il ne recèle aucun jugement, aucun combat contre un patriarcat, ne revendique aucun droit ou une sororité quelconque. C’est juste l’histoire d’une femme qui se bat.

Héloïse offre une vision du roman noir inhabituelle. Impressionnant, bien écrit, ce roman est à découvrir.

Editions IFS – Phénix Noir

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Cohen Ophélie dit :

    Merci ❤️

    J’aime

  2. Si je ne l’avais pas déjà lu, je sauterais dessus après cette chronique !

    Aimé par 1 personne

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