LE DERNIER CHANT – Delzongle

D’abord fut le bruit, puis le cri et enfin le silence.

Les animaux ont toujours été nos sentinelles. Leur niveau de ressenti est différent du nôtre. Ils ont l’empathie à hauteur de notre ignorance, perçoivent les moindres vibrations, les dangers à venir mais aussi, nos joies, nos peines et nos douleurs (Pour ceux qui me connaissent #jazzythedog).

Les pages de Sonja, qu’elles nous emmènent, soit sur un fleuve canadien pour aller observer la mort d’une baleine et la ressentir au tréfond de nos tripes, soit en pleine forêt à l’ombre des gorilles à en trembler comme une feuille, suintent d’amour. Il faut au moins cela pour faire barrage aux assoiffés du pouvoir et à ceux qui sont prêts à tout pour conquérir un monde, le nôtre.

Du Saint Laurent au Congo en passant par la vallée de la Chartreuse et Grenoble, Sonja promène son héroïne, Shan, chercheuse à l’Institut de virologie de Grenoble, à travers un brin de collapsologie ou presque, un soupçon de musicologie (mention spéciale au handpan et aux morceaux joués par l’auteure que j’ai encore dans les oreilles), et un brin de virologie et d’écologie.

Dans ce thriller, aux émotions parfaitement maitrisées – je fais l’impasse sur les rebondissements car la surprise doit être belle – se croisent des notions d’amortalité, des infrasons et leurs applications désirées ou non, et de nouvelles apps digitales qui font froid dans le dos. Vu comme cela, il y a de quoi faire frémir. Car et ce n’est pas la première fois, Sonja est passée maitresse des émotions. Elle jette sur le papier un nombre conséquent de scènes poignantes qui retournent le lecteur, mais elle n’oublie pas non plus celles où l’on jette le livre écœuré… pour le reprendre de suite car il faut aller à la fin. Attraction / répulsion, avec la folle envie, la nécessité d’aller au bout.

Le Dernier Chant, est un roman ancré dans l’air du temps. Un thriller à l’image de notre siècle, car notre période est trouble. Il donne l’impression d’aller dans tous les sens pour finalement porter notre attention sur ce que nous sommes.

Sur cette planète, parmi les animaux, nous ne sommes que des hommes partagés entre le pire et le meilleur et capables des deux extrêmes.

Editions Denoel

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Aude Bouquine dit :

    Très très hâte de le lire !

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  2. Là, ça devient très tentant !

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