DARWIN XXI – Duboc

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On va la faire courte. Chroniquer un copain pourrait passer pour de la complaisance, surtout quand c’est dans l’air du temps. Mais bon, fini l’ère de la Trumperie, Robinette est au pouvoir (pas certain que cela change grand-chose), on peut donc se jeter sur Darwin XXI et lire décontracté ces 400 pages d’imagination débridée qui ne sont pas sans jeter quelques liens avec notre quotidien pandéminié.

Par quel bout commencer cette chronique?

Débuter avec des fous furieux terroristes, les Darwiniens qui ont pris possession du château de Chambord et prônent la sélection naturelle, ou les deux candidats à la présidence des USA, enfin des NUSA, le perdant des dernières élections ayant refusé les résultats du scrutin puis créé une nouvelle sécession, je me pose la question.

Ou bien partir sur l’enlèvement d’un cardiologue par une américaine disjonctée en rase campagne ou sur la dernière mutation d’un covid qui nous accompagne des années durant.

Ou alors discuter autour d’une passionata milliardaire et satellisée et folle du cul ?

Bref, ça décoche à tout va ! C’est riche, bordélique mais organisé.

A travers, Darwin XXI, Henri se montre malin. Certes les morts jonchent les pages. C’est un poil gore et l’hémoglobine se déverse comme il faut entre deux cours de cardio. Car tout bon roman se noie dans la réalité, tout du moins y prend sa source. Alors entre Camacho et Thomasson, Lafaye et Margaret, on se poile, certes. Mais il y a toutefois un arrière-gout amer, celle d’une réalité pas si lointaine. La fin du monde est proche. Heureusement, c’est souvent gai parsemé de clins d’œil à ses autres romans, 77 assassins ou Dieu 2.0.

La jubilation est à la hauteur de l’imagination de mon camarade. Virale ! Euh… pas le bon qualificatif. Transmissible. Non plus. Bon, vous voyez de quoi je parle. Covidienne ! En même temps, faut pas lui en vouloir. Le pari initial était de livrer un chapitre ou deux par semaine tout en continuant d’être sur le pont. Ah oui, son vrai métier, c’est toubib ! Un truc qui prend un peu de temps et demande énergie et concentration. Mais fait est, qu’il y est arrivé le bougre. Il dort jamais ou très peu. Il a réussi a sortir Darwin XXI avec une réelle régularité, en français et en usaïen.

Alors maintenant qu’une partie du problème, enfin de la thématique, semble réglé outre atlantique, reste à espérer que la sélection naturelle chez les hominidés ne va pas débouler dans notre quotidien.

A noter toutefois qu’être copain avec Duboc, c’est prendre le risque de se faire trucider en quelques pages. Y’a eu des précédents ! Moi ça me fait marrer.

Editions Beta Publisher

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