L’HEURE DU DIABLE – Bauwen

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Chris Kovak, Audrey Valenti, ne sont pas forcément des inconnus. A dire vrai, lorsque l’on atteint le dernier tome d’une trilogie, on s’attend à les connaitre.  Après LE JOUR DU CHIEN – Bauwen et LA NUIT DE L’OGRE – Bauwen il aurait été dommage de les abandonner. Alors oui, on pourrait lire ça comme un one-shot, mais ce serait se priver de bons moments de lecture.

Le Kovak d’aujourd’hui est éloigné du toubib brillant. Dépressif, agoraphobe, vraiment au fond du trou, il s’est éloigné de tous. Même Audrey, de la Brigade Évangile, spécialiste de la Sûreté des Transports Parisiens, s’est écartée de lui. Mais il est un des personnages qui se rappelle à notre bon souvenir. Enfin.. bon est une manière de parler, ça reste Le Chien. Les morts ne sont jamais bien loin.

Le Chien est toujours à l’affut. En bon sociopathe, il est toujours aussi agressif et sans remords, ni compassion. En franc psychopathe, il sait avoir deux visages, dyssocial, vivant dans sa réalité, sans la moindre culpabilité et pourtant jamais bien loin de Chris et d’Audrey.

L’heure du Diable, c’est à nouveau une atmosphère particulière, sombre, violente le tout bercé par un style efficace, autour d’une histoire percutante. Je vous laisse le soin de vous reporter à la 4ème de couv’ pour le teasing. On s’éloigne des sous-sols, mais ce n’est pas forcément pour rejoindre la lumière.

Patrick nous emmène au plus près de la folie du Chien, mais également sur les terrains où se déroule le Béhourd, ancestrale tradition ou  sport de combat visant à défoncer l’équipe adverse mais aussi auprès des trolls d’Internet en passant par les tréfonds du 95 aux pays de l’Est.

Je me suis jeté sur ce dernier tome avec boulimie pour cette chasse de l’identité du Chien. Charge à nous de jouer le jeu et de découvrir qui il est avant que l’auteur ne nous le dévoile. J’avoue avoir fini autour de deux suspects, dont l’un était le bon. Mais chut…

– Est-ce que je suis dingue ? demande le Chien.
– Je ne sais pas, répond le psychiatre. Vous en pensez quoi ?

….

– Sur mon lieu de travail, des gens me soupçonnent.
– Ont-ils des raisons de le faire ?
– Oui. J’ai pas mal de secrets.
– En souffrez-vous ?
– J’en ai rien à cirer.

Patrick se renouvelle et nous entraine dans un vrai thriller maitrisé avec tous les codes du genre. Vrais méchants et faux gentils, personnages secondaires décédant rapidement. C’est prenant, addictif, captivant. L’heure du Diable, c’est pas loin de 500 pages faites de chausse-trappes et de retournements, bâties autour de personnages solides, souvent à double fond. Certes ils souffrent de plusieurs pathologies – mais bon, ça reste un roman de toubib (hihi) – et ils se révèlent attachants malgré un fort penchant pour le mal.

Mais voilà, la trilogie est terminée. Reste à attendre le prochain en souhaitant boire un coup avec l’auteur (ndr : ça fait longtemps)

Editions Albin Michel

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