First – MONDETOUR

Lu pour le compte du Prix des Auteurs Inconnus. J’avoue au préalable, mon 1er avis n’était pas favorable.

Avec 13 victimes en 6 ans, le Fantôme fait trembler Toulouse. Il a relâché cinq survivantes. La majorité d’entre-elles semble avoir trouvé une nouvelle force pour vivre comme Céleste, aujourd’hui directrice d’un centre pour femmes traumatisées. Toutes à part Lucie. Les autres victimes de ce monstre sont mortes.  Céleste s’est pris d’amitié pour Lucie et a eut une aventure avec William, le frère de cette dernière. Le Fantôme rode et enlève à nouveau une jeune femme. Voilà pour le pitch.

Le viol est à mon sens avec le meurtre d’enfant, l’acte le plus vil et malfaisant qui puisse être. C’est l’annihilation de la personne dans ce qu’il y a de plus terrible. Je n’ose imaginer ce qu’une femme peut ressentir. De la haine ? De la peur ? Comment se reconstruire après cela ? De quelles abysses doit-elle sortir pour réapprendre à vivre ? C’est avec ces questions et ma vision d’homme que j’ai lu First.

Albane Mondétour semble avoir travaillé chacun de ses personnages, Céleste, Lucie, William, Abel l’ex, Dubreuil le flic et le Fantôme, pour leurs apporter une certaine psychologie. Pourtant un truc me gêne à la lecture. J’ai dû mal à concevoir qu’une  jeune femme violée, séquestrée et sous l’emprise d’un pervers, d’un meurtrier, puisse manquer à ce point de rage envers son tortionnaire. A ce titre Céleste me semble bancale.

Soyons clair, j’ai eu un manque total d’empathie pour elle, tout comme je n’ai rien ressenti vis-à-vis du Fantôme alors qu’un écœurement aurait pu se produire. Une réelle distanciation s’est installée tout au cours de cette lecture avec les personnages, sans doute aussi due à plusieurs détails qui m’ont paru très capillotractés ou brouillons.

Je ne partais pas avec des aprioris. Il est vrai que passé les 10 pages, je n’étais pas fondamentalement accroché par l’envie d’aller plus loin. Le fond était la promesse, mais la forme n’y était pas. Phrases longues, têtes chapitres mentionnant le personnage mis en exergue, date et heure n’apportant rien (parfois il est fait mention de l’année, parfois non). Et des flash-backs se mélangeant avec des introspections. Ajoutons à cela, un policier ami du frère d’une des victimes, lui fournit des informations sachant que ce même frère est amoureux d’une autre victime, ça manque de crédibilité. Ce, sans compter l’épisode de l’Amérique du Sud.

L’auto-édition porte en son sein sa difficulté. L’absence d’un autre œil. Une relecture franche et avisée aurait pu éviter ces écueils. Car il y un potentiel dans First et une fin qui relève cet ouvrage, le réhausse. Si seulement, tout ce roman avait eu cette force…

Editions – Auto édité

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