UN OCEAN DE ROUILLE – C. Robert Cargill

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Ce jour, je m’éloigne un peu du noir. Quoique. Un roman de SF post-apocalyptique n’est en définitive pas si éloigné. On va faire rapide sur la mise en situation. Skynet ou une autre IA a gagné et nous bipèdes, faits de chairs et de sang, avons été décimés. Il ne reste que robots, androïdes pour parcourir une planète sans vie. Enfin telle que nous la concevons. Le dernier humain est mort, quinze ans auparavant. Et une IA veut se faire Dieu.

Fragile ou plus exactement HS8795-73 traque le moindre composant dans cet océan de rouille, anciennement les Etats-Unis pour survivre. Trouver puis troquer des pièces plutôt que d’être terminé et démonté.

On est loin de HAL. Quoi que.

Ici-bas, l’extinction des espèces animales est due à l’homme, tout comme l’avancée des I.A. et de la robotique. Et sa disparition.

L’IA est-elle sentimentale ?

Des machines sont un reflet de nos travers. Après tout, les hommes les ont créés. Comme aurait-il pu en être autrement. Alors quand les Intelligence-Mondes livrent un combat pour la domination absolue avec leurs armées de facettes

Alors, oui, le côté I-Robot, pour les humanoïdes, Wall-E pour cette planète détruite, Mad-Max pour les bastons désertiques, le tout sans le moindre humain n’est pas franchement d’une grande innovation. Un truc m’a même gêné fortement. La RAM, les disques durs et le Wifi. J’imagine que si l’IA évolue et sera apte à trouver d’autres supports, d’autres réseaux de communications.

Pourtant, on se prend au jeu. A travers Fragile, c’est bien de la conscience et de ce qu’elle entraine dont il est question. Le poids des souvenirs, des remords et la peur de mourir. La dernière prise de conscience.  Derrière elle, c’est bien de l’Humain dont il est question. De son libre arbitre. Des conséquences de ses choix. De l’oppression et de la pensée unique. Inique.

En ces temps compliqués pour moi, la volonté de vivre de Fragile, son besoin de ne pas s’éteindre en perdant à jamais ce qu’elle est, et a été, prend toute sa valeur. A ce titre, Un Océan de Rouille est un bon roman de Science-Fiction. Comme quoi, Albin Michel continue à bâtir une solide collection.

Editions Albin Michel Imaginaire

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