CELUI DONT LE NOM N’EST PLUS – Manzor

Londres, 3 meurtres, des personnes sont sacrifiées par leurs proches, des organes prélevés. Chacun laisse la même épitaphe. 

Derrière ce titre, Celui dont le nom n’est plus, se cache un sacré thriller. Paru en 2014, car oui, il n’y a pas que des nouveautés, mais le fond de Pal recèle toujours des pépites.  Avec Apocryphe, René se plaçait dans ma tête de liste des auteurs du noir. J’avoue qu’il aurait y avoir sa place bien plus tôt. Je corrige cet oubli.

Dès les premières pages, on sent la patte du scénariste et du réalisateur. René a le don pour nous enchainer à ses histoires. Il maitrise non seulement les sujets mais les ressorts qui font d’un thriller, un livre palpitant.

Ce qui à mon sens est vraiment agréable à la lecture, c’est la fluidité dont René fait preuve.  Il réussit à augmenter la pression chapitre après chapitre. Chaque chapitre ouvre une révélation.  Et de là, le lecteur que je suis, se retrouve avide d’en savoir plus. Une mission, une obligation, aller jusqu’à la fin de cette histoire. Bref, c’est un foutu page-turner. Et ce, jusqu’à l’ultime page.

Certes, c’est assez sanglant. On ne va pas se le cacher, on ne met pas des meurtres rituels en scène dans un Londres froid et humide, comme on converserait durant un Tea time. Mais chez René,  jamais rien n’est gratuit. Chaque scène a sa raison d’être.  Elle densifie le propos et dévoile des personnages hauts en couleur, façonnés avec précision. Chacun à sa propre histoire.  Si le scénario est haletant, chacun des personnages principaux mériteraient à lui seul un opus. Ils sont denses, pétris de fractures mais aussi d’espoir. Le duo McKenna/Rhymes fonctionne à merveille. Il me rappelle un peu Scully et Mulder. Des individus aux antipodes dont la cohésion, l’union va réveiller ce qui les a traversés pour offrir le meilleur d’eux-mêmes, l’optimum de leurs capacités. Quant au protagoniste qui œuvre dans l’ombre, quelle maestria pour arriver à une telle emprise.

Clairement, l’intrigue va sortir le lecteur de sa zone de confort, lorsqu’elle attaque la théologie, l’ésotérisme. D’accord, on pourrait avoir le sentiment que le paranormal vient s’immiscer entre les lignes. Mais, non. C’est bien du deuil et de la puissance de la suggestion, dont il est question.  Reste la question du don d’organes. Chacun a son approche personnelle.

Toujours est-il qu’en format poche, Celui dont le nom n’est plus, est un must à lire.

Editions Kero & Pocket

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