LES ANGES DE BABYLONE – la trilogie des Ombres T2- Gilberti

Casque lourd enfilé, ceinture attachée, j’ai attaqué le tome 2 de la trilogie des Ombres avec une forte espérance, une énorme attente. Le souvenir de Sa Majesté des Ombres, était tenace, la barre haute.

En juillet 2018, j’écrivais, … écriture directe … scénario purement magnétique… rythme élevé… fresque complexe… traverser en apnée…

Fait est que cela continue.

Faust Netchaïev est sorti de prison. Borderline est toujours tapi dans l’ombre. L’organisation, atypique, sans aucun précédent comparable, composée de psychopathes complexes, violents mais aussi d’une grande intelligence, ressurgit. Ils sont capables de tout pour arriver à leur fin, un projet qui prend forme au fur et à mesure des pages.

Alors ils ne s’interdisent rien. Ils s’autorisent tout. Au-dessus des lois, n’obéissant qu’aux leurs.

I — En devenant Borderline, tu tournes le dos à ta famille, à tes amis, à ton ancienne vie, à ta religion et au monde tel que tu le connaissais avant. Entrer dans la meute efface ton existence tout entière. Borderline devient ta nouvelle famille, ton nouveau credo et ta nouvelle réalité. Tu ne te marieras pas, ne te lieras pas administrativement et n’auras pas d’enfants.

II — On ne quitte pas l’organisation. Une fois qu’on devient Borderline, c’est pour la vie, sans aucun moyen de retour en arrière. Seule la mort vous libère de cet engagement.

Meurtres , violences , manipulations, disparitions inquiétantes, dérives sectaires, cela sonne le retour de Cécile Sanchez.

Rien n’est laissé au hasard dans la suite de cette fresque qui fourmille de détails.

Rien n’est laissé au hasard dans la suite de cette fresque qui fourmille de détails.. La 1ère partie m’a séché. Le retour de Borderline nous plonge dans un chaos absolu, l’Alsace est à feux et à sang. On oscille entre les flics, Cécile Sanchez, Sandrine Torterotot,  Frietblatt, Grux et Bordeline, à son sommet, l’Hyène, Naja, Kabuki, Faust et Lolita No. La violence est présente, avec musicalité et les scènes d’actions monumentales. Cette partie se révèle addictive. Dès la 2nde j’ai su que je ne lâcherai pas ce bouquin. Quant au final, il est à l’image de ces thrillers. Fort et sans limite.

Les personnages prennent encore davantage d’épaisseur.

Ils n’ont aucune limite, à l’image de Cécile, policier, psychologue, criminologue maitrisant les techniques d’analyse corporelle et de synergologie ou de Lolita No, qui révèle ses failles et les affronte ou de l’Hyène qui semble encore plus sur le fil. Aucune limite, comme l’auteur. Mais rien n’est jamais manichéen chez Gilberti. Il arrive cependant à trouver juste équilibre pour ne pas nous faire plonger tout en nous liant à cette lecture.

Tout est question d’immersion dans le monde de Gilberti et de Bordeline.

Le style de Ghislain est percutant. Il ne s’embarrasse pas de faux semblant. Il tape fort et tranche dans le vif. C’est d’une extrême fluidité. Ce nouveau pavé, où chaque paragraphe est captivant, percutant. Il malmène le lecteur, lui balance des coups de cravache. J’en redemande.  Il m’entraine dans l’univers de cette hydre à 7 têtes. 7 cellules. Chacune a sa spécialité, escadron de la mort, transport, renseignement et information, recrutement et manipulation, drogues, entre autres et porte ses propres marques de reconnaissance. A chaque membre de l’organisation, un tatouage Ecce Lex est apposé sur l’extérieur du poignet droit. A chaque cellule, le sien aussi. Cellule Némésis : Inscription en toutes lettres – Cellule Arès : Lance et bouclier croisés – Cellule Aphrodite : Un triangle pointe vers le haut pour les hommes, vers le bas pour les femmes. Cellule Argos : Un œil sans paupière schématisé – Cellule Hermès : Un pied ailé – Cellule Nyx : La dame noire d’un jeu d’échecs – Cellule Hypnos : Une tête de Pavot. La meute sait se lire. Reste à ceux qui l’affrontent, d’apprendre.

Neuhof

J’effectue un plongeon auprès d’eux en attendant que les Anges de Babylone – une nouvelle unité qui a proliféré au sein de Borderline et dont le dessein est l’exécution d’un plan apocalyptique – se révèlent.

Alors oui, ce thriller est redoutable. C’est même une véritable toxine dont la dépendance est extrême. Le lecteur est assujetti à une intrigue qui lui bouffe ses nuits. Au fil des pages, je suis le témoin d’un combat entre cette organisation et la cellule qui veut sa perte.

Rares sont les écrivains qui accouchent d’une telle densité, d’une telle minutie dans l’écriture et le scénario. Ghilsain se fait sa place dans le monde du thriller à coup de boules et de flingues. Et franchement, il n’est pas sur un strapontin.

J’ai attendu le T2 avec impatience. J’ai été récompensé par un rare moment de lecture. Je vais donc attendre le T3 en souhaitant que ce répit soit propice à la création d’une fin de trilogie digne de ces 2 tomes.

Editions Ring

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Quel avis enthousiaste ! Ça me donne envie de m’y plonger (dans l’ordre !)

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    1. prvst dit :

      Ah oui t1 puis t2
      Impératif

      Aimé par 1 personne

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