LES PASSAGERS – Marrs

J’aime les techno-thrillers qui flirtent avec l’anticipation. Avec Les Passagers, j’ai été servi. Je suis dans mon élément. Ça parle IOTs, smartphones, voitures autonomes, IA – intelligence artificielle et également hacking et politique.

Le ptich : Angleterre. Demain.  Une commission discrète règne sur la responsabilité dans les accidents de ces véhicules autonomes. Le même jour, un hacker prend le contrôle à distance de huit voitures autonomes. Les passagers se retrouvent en sursis. Un jeu pervers se met en place. Un seul vivra. Le public décide qui doit vivre et qui va mourir. Mais en sauver un, c’est sacrifier les autres. A ce jeu, chaque secret enfoui est une arme qui peut se retourner contre le passager.

John Marrs se plait à tordre les réseaux sociaux, la futilité de certains utilisateurs sur ces supports, la versalité de l’opinion publique, la peur, la mort. Il bâtit le cœur de son roman sur les déviations de l’usage de la technologie.  Marrs, met en exergue les risques de manipulations qu’elles viennent politiques mais aussi des autres acteurs, la foule, les spécialistes, analystes ou hackeurs.

Je suis resté mitigé sur cette lecture. L’idée de départ est bonne.  Vulgarisée pour certains, peut-être compliquée pour d’autres, l’usage de la technologie, ses dangers inhérents au-delà du confort apparent qu’elle apporte, se fait l’épine dorsale de cette histoire. Ce roman est à mon sens, un poil handicapé par des personnages stéréotypés.  C’est dommage. Ma lecture a donc oscillé entre un thriller pour ado et un thriller grand public avec du mou dans le milieu. Heureusement, la fin redonne une énergie et on finit sur un bon souvenir de lecture.

Quoi qu’il en soit, Les Passagers, a le mérite de poser un certain nombre des questions et de mettre en exergue nos travers à une période où le tout numérique à le vent en poupe, où l’IA devient un élément central de notre mode de vie. Nous vivons une époque charnière, une nouvelle étape de la révolution numérique. A nous de savoir ce que nous voulons. Une orientation à la chinoise, où chaque individu est reconnu facialement et mesuré au regard de sa soumission à la société ou tirer un avantage de la technologie tant dans le domaine sociétal que personnel, pour plus de simplicité. Perso, j’ai déjà mon idée dessus.

Editions Hugo

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Je suis quand même tentée…

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    1. prvst dit :

      Mais il faut se laisser tenter.

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