LAISSE LE MONDE TOMBER – Bosco

Ça faisait un bout de temps qu’un roman de JOB ne m’était pas tombé sous les yeux. Chez Jacques-Olivier, le rythme est toujours haletant comme dans Brutale et Coupable.

Laisse le monde tomber se déroule en banlieue. L’ambiance est d’une totale noirceur. En revanche, aussi cette banlieue, cette lisière où s’entasse ce monde parallèle dans des cités HLM de daube, est également celle des hommes et femmes qui se lèvent tôt pour aller bosser et ceux qui luttent pour tenter de s’en extraire.

Dans cette périphérie sordide, les flics sont blessés, en proie à la désillusion, parfois alcooliques. Ils ont toute de la panoplie. De l’autre côté, il y a la racaille et les addictions, les dealers petits et gros, les combats de chien, les chouffeurs.  

Le scénario mis en place par JOB est dynamique et il ne se soucie pas  des demi-mesures. Des corps dévorés par un monstre entre deux barres HLM, des trafiquants qui défouraillent à tout va  sur un parking et prennent plaisir à tuer du flic – bref, s’il prend ses sources parfois dans la réalité, JOB additionne très vite de multiples trames grand-guignolesques qui se recoupent dans une intrigue rock n roll.

Ça crépite aux alentours des personnages. Les flics, Jef Lenantais l’alcoolo au lourd passé, Hélène « La Trique » enragée, ou Tracy qui porte la culpabilité de la mort de son frère durant les attentats de Paris, les tueurs,avec Rimb, Baude, Vère,  le quartier, ses magouilles et la famille, celle de sang ou des gangs, avec  Vanessa « La Guêpe », Karim, Tuco, sa mère, le gaulois, JOB densifie son thriller. Et quand, flics et voyons, entre vengeance et conflit, doivent faire front pour débusquer une bête venue de nulle part, qui sévit sur leur territoire, tous basculent dans un univers violent. Un univers où entre haine et chasse, les héros tombent en désespoir.

Ça aboie, ça meugle, ça fouette ! Laisse le monde tomber, claque ses crocs sur le lecteur pour le conduire à une fin digne de Sam Peckinpah.

French Pulp Editions

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. J’aime bien quand ça déménage ! Et j’avais aimé brutale, du coup je note !

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    1. prvst dit :

      C’est sympa ça se dévore vite. Et le style de JoB est tjrs percutant

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