LE BAISER DE L’OGRE – Roch

Retrouver Amaury Marsac, c’est prendre rendez-vous avec l’écriture d’Elsa Roch. Un bout d’auteur à la grande gentillesse, à l’image de ses romans, sereine et diabolique.

Ouvrir un de ses livres est pour moi la certitude de recouvrer un flot d’émotions. C’est une promesse délicate qui vient draper un roman noir. Je sais qu’elle va projeter ses images entre délicatesse et brutalité. Mais la dureté n’est jamais outrageuse. Ce qui corrompt ses personnages est toujours dans l’entre-deux.  Nul besoin d’effusion de sang, chez Elsa pour traiter du pire. Comme quoi, on peut traiter de l’abominable, du minable voire de l’exécrable avec une certaine douceur, voire une once de poésie.

Ouvrir un de ses livres est pour moi la certitude de recouvrer un flot d’émotions. C’est une promesse délicate qui vient draper un roman noir. Je sais qu’elle va projeter ses images entre délicatesse et brutalité. Mais la dureté n’est jamais outrageuse. Ce qui corrompt ses personnages est toujours dans l’entre-deux.  Nul besoin d’effusion de sang, chez Elsa pour traiter du pire. Comme quoi, on peut traiter de l’abominable, du minable voire de l’exécrable avec une certaine douceur, voire une once de poésie.

Quand Marsac vole au secours de sa nouvelle recrue Lise Brugguer, rien ne le prédestine à ce qu’il l’attend. Lise git au sol avec une balle dans le dos. Elle exhorte Marsac de prendre soin dans le plus grand secret de sa fille de 3 ans, Liv. Liv, cette petite fille aux yeux aurifères que Marsac surnomme affectueusement Miss Butterfly. Liv est différente. Pénétrer sa bulle n’est pas chose aisée. A tel point que sa mère n’a jamais dévoilé son existence à ses collègues. Pourtant,  même Raimbault, le bras droit de Marsac ne peut que tomber sous le charme de Liv. Et moi, pauvre lecteur, je ne peux que souscrire à une tendresse obligée. Ce petit bout de personnage est lumineux et vient assurer un éclat dans l’antre de l’ogre.

Avec ce troisième roman après Ce qui se dit la nuit et Oublier nos promesses, Elsa pose ses mots sur la différence,  les secrets de famille et les salauds ordinaires. Chaque roman d’Elsa est le fruit d’un subtil équilibre. Donc ne te trompe pas, lecteur, sous une écriture gracile, les salauds sont bien là. Ils figurent en bonne place dans ce roman qui fait la part belle à la violence psychologique. Des crévures ordinaires qui balayent tout sur leurs passages, l’enfance et l’amour. Elsa esquisse, l’homme derrière le flic. Avec un Marsac fragile à souhait, elle lui offre une vulnérabilité et un attachement qui mettent en valeur sa vigueur, sa virilité.

Le Baiser de L’Orge est un roman fidèle à son auteur, lumineux et grave à la fois.

Editions Calmann Levy

3 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Il me tente beaucoup celui-ci !

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    1. prvst dit :

      C’est à chaque fois un régal de lire Elsa.

      Aimé par 1 personne

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