DANS LA MAISON – Le Roy

Un samedi soir, une soirée entre amis, une maison isolée, des ados qui jouent à se faire peur. Dans La Maison, est un huis-clos pour ados. Il y a tous les éléments pour nous faire frissonner. Des ados alcoolisés, désinhibés,  à la personnalité marquée, une maison reculée en pleine campagne et bien entendu, sous une tempête battante, une disparition.

 C’est un thriller young adult. Il y en a peu ! C’est donc toujours sympa de les découvrir, d’autant que Philip n’en est pas à son coup d’essai pour embarquer les ados dans un certain nombre d’aventures – je te conseille, cher lecteur, sa série SIX.

Mais je m’égare. Je reviens Dans La Maison, sur les hauteurs de Vence. Un lieu que l’auteur connait bien. Au sein de la bande, il y a Camille, Marie, Léa, Mathilde, Quentin, Maxime, Medhi et Julien. Ils forment les « Huit ». Une petite bande issue de la  section Arts Appliqués qui semble inaccessible, notamment à Clément celui qui veut être le neuvième. Et il y a le souvenir de Manon flottant parfois.  

Pour égayer la soirée, ils décident de se faire peur. Pour chaque réussite, les perdants doivent boire. Au jeu de celui qui fera la plus grosse frayeur aux autres, chacun met son talent à contribution quitte à intégrer le savoir, la connaissance dont ils font preuve pour leurs études. Ils sont créatifs, ingénieux et diablement imaginatifs. Mais quand l’un des leurs disparait, suivi d’une autre, la panique secoue tous ceux qui restent dans cette maison loin de tout.

Philip sait faire monter la tension. Petit à petit, de la surprise, on glisse vers l’amusement. Puis on passe à l’effroi. L’accélération du rythme grimpe au fur et à mesure des chapitres. Je me suis amusé des manipulations de chaque protagoniste qui se plait à se jouer des autres. C’est un monde d’adolescent. Un univers qui ne m’est plus accessible, à moi, le nouveau quinqua. Mais c’est plaisant. L’adolescence reste un âge de découverte où l’on se sent capable de tout pour impressionner l’autre. Et en cela ils sont débrouillards et ont l’esprit fertile. Il faut avouer qu’ils bénéficient de la culture cinématographique de l’auteur. Elle est dense, comme ses références musicales qui s’égraine tout au long de ce roman .

Oui, il y a quelques facilités prises par l’auteur. Elles peuvent surprendre un lecteur adulte. Si cela te choque, il faut sans doute lire, Le Neuvième Naufragé. Sinon c’est que tu es un lecteur encore jeune… à minima, dans ta tête.

Reste une fin atypique. Juste elle. Simplement elle. Elle fait que l’on ferme ce livre avec un sourire et la certitude d’avoir passé un excellent moment de lecture.

Editions Rageot

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