LA NOSTALGIE DU SANG – Correnti

L’Italie, la région de Milan, l’hiver. Un roman à 4 mains créé par un duo formé par un auteur et un journaliste. Qui mystère ? Anonymat le plus total. Mais il s’agit là d’un premier roman.

L’Italie où sévit un serial killer qui déjoue pour l’instant tous les plans de la police, à travers une mise en scène macabre, une imitation de Vincenzo Verzeni, le tout premier tueur en série italien dans les années 1870.

Pour couvrir cette affaire, un duo hors norme. Le journaliste, Marco Besana, proche de la retraite, qui nage depuis toujours dans ces histoires glauques et les relatent en quelques milliers de mots. Et, Ilaria Piatti, surnommée Morpion, une stagiaire de 27 ans. Besana voit en elle celle qui prendra sa suite. Elle voit en Besana son mentor. Avec lui, elle joue dans la cour des grands.

Le duo fonctionne à merveille. On commence par la découverte l’un de l’autre, chacun trouvant dans l’autre les atouts qu’il n’a pas, au duo de choc car ils se complètent. Le « couple » Correnti sait construire ses héros et jouer des dialogues. Ces derniers sont à l’image de cette paire de professionnels – parfois savoureux. Comme il se doit, les deux héros ont les épaules larges sur lesquelles reposent une vie bien remplie, toute en creux. Une vie où le travail, le journalisme se vit comme un besoin viscéral.

Correnti  en profite pour peindre une vie de journaliste, faite de budgets en coupe, de rivalité, d’égo, de vie de salle de rédaction. Cela m’a paru pertinent. Besana et Piatti doivent sortir le bon papier, taillé comme il faut. Alors ils vont sur le terrain, interviewent les témoins, quitte à les manœuvrer parfois. Ils recoupent leurs infos. La recherche du scoop est pour eux primordiale tout comme la nécessité de livrer Le papier – quitte à écrire pour ne rien révéler. Il faut tenir la rotative au chaud et le lecteur sur la braise. On sent le vécu.

Mais  le « couple » Correnti n’en oublie pas le romanesque. Nous sommes dans un thriller. Il est donc question d’investigation. Besana le vieux briscard et Piatti la brillante jeune journaliste mènent leur enquête faites de fausses pistes et d’indices. Nous les suivons sans perdre une minute au fil de chapitres très courts. Car La Nostalgie du Sang possède un véritable rythme. Cette lecture crée une dépendance.

Et je dois le confesser, ce roman sent bon l’Italie. Car le duo n’oublie pas de se restaurer… le Pinot Noir et la focaccia sont au rendez-vous. A noter, ne pas abuser de polenta au risque de souffrir de Pellagre…

Toutefois, un bémol de ma part. A mon sens, les chapitres mettant en scène le 19e siècle, me paraissent ne pas avoir de véritables fondements. Le contenu aurait pu être basculé vers les recherches d’Ilaria. Cela n’aurait pas altérer l’histoire et entretenu une dynamique.

Merci à Babelio et à Albin Michel pour leurs confiances. Ce fut un agréable divertissement. Espérons que Correnti nous offrira de nouvelles aventures de Besana et Ilaria.

Editions Albin Michel                                     

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Malgré quelques petites longueurs, j’ai moi aussi aimé cette balade italienne !

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