NYCTA – Delacorta

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Serge Gorodish et sa protégée Alba. Pour les mélomanes et les cinéphiles, cela nous renvoie en 1981, plus exactement à Diva de JJ. Beineix. Pas étonnant car le scénario de Diva avait été fait sur le scénario éponyme de Delacorta. Ici, nulle musique, nul facteur amoureux, mais le retour d’Alba et de Serge.

Si Serge est toujours aussi manipulateur et mélomane, Alba, est toujours aussi amoureuse de lui. Mais elle est maintenant majeure et  sort major de promotion de la plus prestigieuse école de hackeurs éthiques. Elle crée sa société : Nycta. Surfant sur le web profond, elle tombe sur un snuff movie, où une jeune médecin se fait sauvagement torturée puis exécutée. La piste du tueur remontée, Alba s’engage à affronter Nasty, une multinationale sans scrupule, dotée d’hommes de main et de tueurs impitoyables. A ses côtés, une bande de jeunes femmes lui ressemblant, idéalistes et sans peur, les young canibals.

Voilà pour le pitch.

Delacorta, ça dépote. On dirait du Nikita. Et pour cause, il a servit de base à un certain nombre de héros du sieur Besson.

Avec plein de filles anarchistes russes, des salauds de première dirigeants cette multinationale qui a la main mise sur tout ce qu’il faut à l’homme pour vivre, avec ce qu’il faut de suspens et une belle pelleté de hacking, Nycta, se dévore en un clin d’œil.

On en redemande à la fin. Perso, je me demande combien de temps je vais mettre pour revoir Diva et surtout lire Delacorta, si jamais je trouve Nana; Diva; Luna; Lola et Alba parus en 1985.

Car ça fouette. Gorodish et Alba n’ont rien perdu de ce qu’ils étaient. Au contraire, ils se sont régénérés sans réellement vieillir. C’est le tour de force de l’auteur. Ces héros ont pris de l’ampleur, ils se sont, à la hauteur d’un sublime Pessac, bonifiés avec le temps. Alba est parfaite, plus que jamais d’une beauté insolente et d’une intelligence somptueuse. Quant à Serge, toujours aussi escroc, justicier et pianiste, il survole le monde avec un gout de l’esthétisme qui n’a d’égal de son besoin d’éthique.

Daniel Odier a fait très fort. C’est vraiment un superbe moment de plaisir.

Edition French Pulp

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