LES VEILLEURS – Bizien

Alors oui, je me pose sur un roman SF young adult. Et alors ! Tant qu’un roman est bon…

Les Veilleurs est un 1er tome à n’en pas douter d’une nouvelle saga Jean-Luc Bizien. Homme charmant au demeurant et au cœur grand, il nous entraine dans un Paris post-apocalyptique légèrement futuriste, où un petit hic, un virus, a transformé ses habitants en monstres. Majoritairement les adultes. Paris a été murée pour endiguer la contagion.

A l’extérieur, la population est sous le joug d’un couvre-feu et d’une présence militaire toute puissante. La résistance semble se faire molle.

A l’intérieur, la mutation a fait rage. Lycanthropes, goules et vampires tapissent tous les recoins sombres de la capitale. Ça grouille de partout. Tous n’attendent que la découverte d’une proie pour la dépecer, la dévorer. La ville est en ruine. Pourtant, au milieu, des enfants survivent, comme Baptiste, Alexandre, Sarah ou Ilan. Des clans se font et se défont.

Régulièrement des veilleurs désignés volontaires sont abandonnés par lesdits militaires. Les rares survivants à ne pas finir sous les crocs loup-garous et autres bestioles, servent à informer l’extérieur sous les yeux de snipers comme Steiner.

Un virus, des mutations, des ados. Rien de vraiment neuf me direz-vous ! Et bien si. Car si comme souvent avec Jean-Luc, les personnages sont nombreux, comme sont nombreuses les histoires qui s’entrecroisent, ils lui permettent de poser un regard quasi cinématographique sur les questions qui peuvent tarauder l’adolescent, la différence, le rejet, les relations enfant/adulte ou fille/garçon, l’homosexualité ou le totalitarisme.

Toujours dans une ambiance où la vivacité de l’écriture n’a d’égale que l’imagination foisonnante de l’auteur, il sait ne jamais être moralisateur. Entre deux monstres, il interroge, car le plus monstrueux d’entre nous ne porte pas forcément des crocs.

Et au milieu de ce 1er tome il y a l’espoir et la crainte personnifiée par Marie, enceinte. Dans son ventre bébé ou monstre ? Et il y a Vincent.

Bref, pléthore de personnages, un roman qui se dévore où j’ai retrouvé avec plaisir, un certain Vuk KOWACEVICZ revenu du Club Van Helsing.

Les Veilleurs, sont la preuve flagrante qu’il y a encore de la place pour une SF ado de qualité.

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