Série MURAT : Manouvres à La Paz – Robbins

Suite de mes lectures d’été des éditions Les Saturnales.

Toujours la même base pour la recette : roman de gare à tendance espionnage. Prix et format réduit. Des tomes qui promettent de s’enchainer assez rapidement pour des One-shots attachés au personnage titre.

Cette fois, place à Murat.

Francis Murât et le service actif français, c’est de l’histoire ancienne. Pour tout dire, après une opération bâclée au Mail, sa confiance s’est envolée vis à vis de sa hiérarchie. Le voilà viticulteur en Afrique du Sud où il tente de remettre sur pied une exploitation. Militaire jusqu’au bout des ongles, lorsque son ancienne maison lui offre de reprendre sur service avec son honneur dans la balance, il accepte.

Le 1er tome de cette série, se déroule en Bolivie. L’Amérique du Sud est le continent parfait pour débuter ce genre de série barbouze. La Bolivie de surcroit. Un sous-sol riche, la plus grande partie des réserves mondiales de lithium y sont à extraire, donc un intérêt pour y voir grouper sur un même territoire des services secrets de tous pays, surtout quand le gouvernement semble sur la sellette.

Bref un lieu idéal, où la manipulation et le mensonge, sont aussi fréquents que la possibilité pour un agent de perdre la vie. Un lieu parfait pour développer un personnage comme Francis Murât. Francis, le prénom est sans aucun doute un clin d’œil à un autre agent ayant donné son nom à une série de romans, Coplan/FX 18. Série des années 70. L’autre comparaison qui saute à l’esprit est Malko.

Francis Murât accepte son contrat car il doit remettre sur pied une exploitation, et l’urgence du moment, est de réparer sa toiture, là où chez Gérard de Villiers, Malko Linge œuvrait pour la CIA, pour rénover et entretenir son château de Liezen.

Les comparaisons pourraient s’alerter là. Mais, ce serait trop simple. Comme pour la série Kira et ses prédécesseurs, il y a un véritable travail pour ancrer cette nouvelle série dans son époque. La série semble se fixer sur les problèmes géopolitiques et les conflits d’actualité avec toutefois quelques mises à jour. Out le sex facile des années 70 par exemple, la femme de 2018 n’a plus rien à voir avec le faire valoir de seventies. Le héros n’est plus tout puissant qu’auparavant, il a maintenant ses failles.

Pour le reste, c’est bien fichu. Ancré dans l’actualité, la lecture est plaisante. Actions et rebondissements sont au rendez-vous de ce que le lecteur est en droit d’attendre.

Editions Les Saturnales

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