Dieu 2.0 – BYE BYE INTERNET – Duboc

En route pour le second tome de la trilogie Dieu 2.0, une incartade de plus vis-à-vis du noir. Il y avait eu La papesse on-line, voici venir la fin de l’Internet avec Bye Bye Internet.

Un tome 2 est plus mature, pour 2 raisons. Nous sommes dans le tome pivot celui où tout s’écrit. Mais aussi parce que discerner l’avenir dans les yeux de Vérinas, ce n’est pas non plus un truc à se taper sur les cuisses et à se secouer les fesses au rythme d’un Youkoulélé transcendant.

On se promène entre 2058 et 2283. Y’a de quoi faire le grand écart.

2058 est à mes yeux le fond sérieux de cette trilogie. Ca y est, je sens que je vous perds. Si j’ajoute que l’auteur choisit de continuer à évoquer,  science et religion, comme les mamelles de sa trilogie, je renonce à vous définitivement. Mais, le lecteur a un bon fond. Sauf Gisèle et Kevin, là il faut racler. Mais ils font des efforts. Pour les autres échanger avec vous, c’est le pied !

Je reviens donc au mamelles de ce trilogie. Ok, je ne visualise pas précisément ce que physiquement cela donne, ni quel effet, ça fait sur un lectorat.

Evoquer le Pont d’Einstein-Rosen et les Trou de ver (ndr on parle ici de raccourci à travers l’espace-temps, espèce de lecteur sous alimenté du bulbe – je m’adresse à Gisèle, Kevin fait un effort mais il a encore une belle marge à franchir), je suis certain que vous comprendrez que l’on est bien dans un roman d’anticipation mais pas que.

Pas que, car Henri, se plait à y coller une méchante pelleté d’humour. On n’est pas dans SpaceBalls, mais il y a des relents de Buck Rogers dans le bazar. 2283 et son robot qui a hiberné durant 211 ans, un  truc a 4 yeux, 1 gyrophare multicolore, 2 cerveaux moteurs implantés sur un corps unique, cerveaux qui ont la merveilleuse idée de se vouvoyer sans arret.

Mais voilà, je m’aperçois, que je n’ai toujours rien dit de cet ouvrage. C’est un peu le but. Simplement susciter. On y retrouve les protagonistes du tome 1.

Ce space-opéra apocalyptique s’ouvre sur la rencontre des Vérinas, père et fils. Elle est digne des Borgia. La Papesse Oranne visite un Mémorial dédié aux victimes des cartels au Mexique, Gabriel s’apprête à quitter l’hôpital où il a été soigné à l’ancienne, Yosa Takahara et Ariane sa compagne, s’émerveillent des beautés du Parc de Yosemite. Nous sommes en août 2058. C’est le jour d’un cataclysme sans précédent qui change à jamais la face du monde.

Dans ce monde futuriste, automatisé à outrance, géré par l’Internet, où l’homme voit nombre de ses taches affectes à des robots, la marche est haute.

Imagines une seconde et regarde juste avec une certaine honnêteté la place que ces technologies ont prise dans nos vies. Notre asservissement numérique est total, soumission à nos smartphones, aux réseaux sociaux, au numérique dans l’intégralité de nos actes quotidien – de la traite des vaches à la bio-médecine tout en passant par la surveillance de masse et la géolocalisation en temps réel. Tu vois le genre. c’est aujourd’hui. Aurais tu pu imaginer cela en 1978 ?

Alors projettes-toi en 2058. C’est dans 40 ans. Quel est le bon technologique qui nous attend. Le choix d’Henri est le sien mais il éclaire ce qui est certain, notre dépendance à cette technologie.

Et là, alors que le numérique régit votre vie, on débranche toutes les prises du monde. Le monde est littéralement dévasté. Exit les nouvelles technologies, Internet meurt. La gestion et la production de l’énergie aussi.

Seul continent a avoir peu près été épargné, L’Europe. La vieille lutte pour sa survie et surveille ses frontières. Elle parque dans des camps des rescapés climatiques – ceux ne sont plus une variable statistique, un éventuel épiphénomène, mais bien des millions de personnes. Des gens qui ont tout perdu, des proies faciles à manipuler.

Alors oui, j’ai écris que ce tome 2 était plus sérieux (ndr – ça veut pas dire chiant, mais parfaitement rédigé, et comme d’habitude, chez Henri, intelligent).

Il y affleure le darwinisme social. La suppression des institutions et de tout comportement jugé comme déviant faisant obstacle la survie des plus aptes. Dans Bye Bye Internet, le plus apte reste Verinas. Il est né pour ça. Un gène en plus, une capacité à éliminer des êtres qui ne peuvent lui être soumis, modeler sa propre sélection naturelle,

Dehors, le politique, hier vacillant, est définitivement ébranlé. Le religieux, lieu de rivalités autour des politiques et du pouvoir pontifical est devenu le terreau rêvé pour fonder une secte apte à supplanter les religions monothéistes.

Mais, il est où le côté léger ?

Il n’est jamais bien loin. A la hauteur de W3 qui se trouve dans l’impossibilité de combattre, le côté léger a choisit de se replier. Et pour l’humour, il en est de même. Il est présente, sans quoi ce ne serait pas le style d’écriture d’Henri.

Pour les plus curieux, j’ai été partagé entre deux ambiances, le film de Nicholas Meyer, C’était Demain et La nuit des temps de Barjavel. Il me reste maintenant à ouvrir La Boite de Schrodinger, pour avoir le fin mot de cette histoire.

Editions Lajouanie

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