LE BAL DES ARDENTES – Gilberti

Ghislain-GilbertiSeconde incartade dans l’univers de Ghislain Gilberti avec un plaisir pur pour l’amateur de thriller que je suis. Je rattrape mon retard avec une réelle satisfaction et moins de sommeil.

Ce coup-ci c’est Ange-Marie Barthélemy qui a ses faveurs. Borderline, le commissaire sait s’affranchir des règles le cas échéant. Il le lui faudra pour affronter ce terroriste mercenaire qu’est Il Diavolo, “le diable” en italien. Gilberti pose encore un putain de thriller, un pavé toujours avec la même structure. Cette fois, elle est explosive. Aurore / Etincelles / Flammes / Brasier / Incendie / Crépuscule. Dans une écriture claire et rapide, la promenade de Barthélemy entre Marseille et la Région Parisienne n’a rien d’une ballade de santé.

Dans le cœur de la cité phocéenne, rugit un attentat qui massacre de nombreuses victimes. Barthélemy, commissaire à la SDAT est dépêché sur les lieux avec son équipe. Tout tend vers un règlement de compte dans le milieu du crime organisé. Malgré tout, le mode opératoire et la signature retrouvée sur les restes de la bombe, oriente Ange-Marie vers un psychopathe, un mercenaire indépendant, sans aucune once d’empathie aussi doué que narcissique et égocentrique. L’homme est minutieux et ne connait aucune limite au mal. L’Archange devra jouer de toutes ses ressources, celles de son équipe qui plus que jamais se comporte comme une famille, mais également celles de Cécile Sanchez pour mettre un terme aux agissements d’Il Diavolo. Celui qui donne des prénoms féminins à ses bombes.

Gilberti signe une course-poursuite entre l’Archange et le Diable. La force des romans de Gilberti réside dans la précision et les myriades de personnages. Tous sont campés  dès les premières lignes où ils apparaissent. Qu’il s’agisse des mafias italiennes, serbes, russes ou  arméniennes, des caïds de banlieue, des flics corrompus ou sacrifiés, des magistrats ambitieux, ils sont incarnés. Ils ont de la matière.  Là où Norek verse un Costes avec des accents presque intimes, Gilberti, lui, les multiplie. Il les exploite avec talent.

Rien d’inutile dans le style. Ghislain va vite pour mieux enrouler son lecteur, le rendre ivre d’informations, d’actions et le piéger. Par rapport au Festin du Serpent, il n’y a plus ces rares phrases ou dialogues inutiles. Tout est précis, et encore une fois documenté à souhait. Qu’il s’agisse des méthodes d’investigation, du fonctionnement des services de police, ou du côté des truands, Le Bal des Ardentes, est un thriller précis et explosif qui va crescendo jusqu’à un final apocalyptique.

Fort heureusement, nous sommes dans la fiction.

Editions Anne Carrière

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Je me lance et note ce roman qui me tente bien

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