CHOUCROUTE MAUDITE – Falk

C’est l’été. Et l’été, c’est le moment des lectures légères, le temps des surprises, la période où l’on s’ouvre à la nouveauté. Fait est que mon dévolu, s’est jeté sur Winterkartoffelknödel. On la fait en français, c’est plus facile, même si cela fait moins de points au Scrabble. Choucroute Maudite.

Ce polar allemand, bavarois pour être précis est la première enquête du commissaire Franz Eberhofer (y en a plusieurs).

Dans un style très tranquille, Rita Falk, use du présent pour une narration simple et franchement chronologique. C’est un choix judicieux qui va comme une moufle à cet anti-héros qu’est Eberhofer.

Muté par sanction disciplinaire, il se retrouve dans Niederkaltenkirchen son village natal. Exit Munich, il passe son temps, il use son temps devrais-je dire entre les promenades chronométrées avec Louis II son chien, les bières sifflées chez Wolfi et les passages réguliers pour cause de solde dans les supermarchés avec Mémé. Elle est sourde comme un pot et s’est assurément un des meilleurs personnages. Pour le reste il passe ses nuits installé dans l’ancienne porcherie de la ferme familiale.  Côté personnages, cet anti-héros est bien entouré. Outre Mémé et le frangin, il y a Papa, les oreilles rivées sur les Beatles, Susi, la secrétaire de mairie et la belle Mercédès qui le mène un chouia par le bout du nez. Bref Niederkaltenkirchen, pour un flic, c’est morose. Heureusement que la famille Neuhofer a la bonne idée de décéder au fil de l’eau. Ces morts sont mystérieuses et pour Rita Falk, c’est l’occasion de dresser un roman à l’humour décalé. Certes ce n’est pas forcément léger, en même temps la choucroute ce n’est pas très light. Evite, mon lecteur préféré de prendre cela au 1er degré. Si les personnages sont truculents voire pour certains, bien barrés, l’essentiel de ce polar prend sa source dans les décalages permanents.

Ce polar rural déjanté qui fleure bon la Pils et la Bock, (la Bavière dispose de la plus grande densité de brasseries dans le monde), n’a pas été sans me rappeler Mémé Cornemuse. C’est un bon début d’été, comme une incartade vers le burlesque. Mais j’avoue, j’ai beaucoup moins rit qu’avec Nadine.

Editions J’ai Lu

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