LES CHIENS DE CAIRNGORMS – Audru

Une histoire simple, brute à la hauteur des Cairngorms. L’hiver en Ecosse, hostile, entre lande et forêt. D’un côté, deux vieux, Roy et Liam, sortent de prison pour bonne conduite. Ça fait quatre ans qu’ils y sont.  Quatre ans à ruminer une vengeance. Le fils de Liam les conduit dans les Cairngorms où les hommes sont rares et rudes. De l’autre, deux frères font leur beurre sur les combats de chiens. Au milieu, une policière têtue, prête à tout pour mettre la main sur Roy et Liam

Voilà pour l’arrière-plan. Les Chiens de Cairngorms est un roman faussement simple. Cinq hommes, deux femmes. Chaque personnage prend la parole l’un après l’autre. De là, nait un point de vue inattendu à chaque chapitre. Les hommes se battent avec leurs propres démons. Dans ce pays perdu, seule la loi du plus fort perdure. Les lire les uns après les autres nous offre une évolution de l’intrigue. Les hommes sont tantôt lâches, violents. En quelques mots des vrais salauds prêts à tout pour assouvir leurs ambitions. Un rien basique. L’argent et les femmes. Bref ça fleure bon, l’alcoolisme, les combines illégales et les abus sexuels. Les femmes quant à elles, semblent subir. Chacun s’exprime à la première personne et nous agrippe peu à peu au fil des pages. Le pari est gagné. C’est addictif.

J’ai eu le plaisir de lire les Chiens de Cairngorms, dans le parc naturel de Cairngorms. Guillaume qui semble-t-il n’a jamais mis les pieds là-bas, dans cette Ecosse perdue, a réussi tout de même à rendre compte de la rudesse de cette lande et de ses forêts. Le vent frappe froid. Il n’y a personne pour vous entendre crier.

Ce roman noir, est un drame familial, fait de dégénérés où les enfants paraissent avoir hérité des tares de leurs parents cinglés, est adroitement écrit. Le récit est captivant. Un zest d’action, pas mal de psychologie, des personnages rares et ciselés qui montent en puissance. Si le sujet tourne autour de combats de chiens, les vrais chiens sont ici souvent debout prêts à s’entre-dévorer pour prendre la place de l’Alpha dominant.

En fait, j’ai attendu d’être immergé dans les Cairngorms pour lire les Chiens et j’ai bien eu raison !

Editions du Caïman

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s