SEKT – Ravalec

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Avec le 1er volume de la trilogie Sekt, j’étais heureux de retrouver Vincent Ravalec. J’avais encore en tête son magnifique 1er roman Le Cantique de la Racaille (1984) si proche de l’univers D’un Monde Sans Pitié de Rochant (film de 89). Ça ne date pas d’hier. Comme tous les souvenirs, ils se meuvent avec le temps. On ne garde que la quintessence de l’émotion. Moralité, mon attente était forte.

Le pitch pour commencer. Au sein de la MIOLDS, Mission Interministérielle d’Observation et de Lutte contre les Dérives Sectaire, sous la férule de Tirson, nouveau patron proche du pouvoir, Marie-Hèlène, ancienne juge d’instruction placardisée et Serge, flic déchu se voient charger d’enquêter sur un bonhomme, Pierre, qui s’est volontairement fait crucifié au sein de la confrérie « Sœurs et frères en Christ-Roi ». Il lui fallait sauver le monde du mal grandissant. En parallèle tous deux se retrouvent sur une enquête où deux jeunes filles vierges ont été enlevées le même jour. Entre la nécessité d’afficher rapidement des résultats et un besoin de rédemption, les membres de la mission vont devoir parcourir ce qui ressemble à une initiation sur le chemin du mal. Mais on ne marche pas sur les traces du diable sans y laisser une part de soi. Et lorsque les personnages sont déjà forts cabossés, il y a fort à parier que la lecture de ce roman ne nous entraine pas vers un avenir éthéré et subtil.

Et c’est parti pour un semblant de foutraque. Il est rare que je ne m’attache pas à un roman. Mais, je dois l’avouer,  Vincent Ravalec m’a perdu. A trop vouloir embrasser les thèmes, de la crucifixion aux cérémonies pseudo-sataniques, des dérives religieuses au chamanisme, il mélange les styles. J’ai eu le sentiment de passer du roman policier à une critique sociétale et politique avant de fondre dans une étude de mœurs où se retrouvent pêle-mêle des dérives sectaires, des tatoueurs, le tout sur fond d’attentats islamistes dans un Paris que j’avais du mal à discerner.

Fait est que le duo, Marie-Hélène & Serge entament une belle descente aux enfers. Le lecteur les suit. Il a la tête à l’envers. Ce point-là est réussi. C’est glaçant, et étouffant. Il y a quelque chose de consistant, de visqueux sous les pages de ce 1er tome de Sekt. Néanmoins, j’ai trouvé cela un peu fouillis. On saute du coq à l’âne de manière un peu trop rapide pour moi. Chaque page requiert une forte attention. Mais à la réflexion, comme quoi chroniquer a du bon, c’est  surtout le mélange des temps employés et des styles ont parasité. J’ai trouvé ce roman épuisant à lire.

Reste à venir le tome 2 pour découvrir où Vincent Ravalec nous embarque.

Editions Tohubohu

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Moi je n’ai pas du tout accroché, trop de clichés et de raccourcis…

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