JURONG ISLAND – Berlanda

Un thriller anticipation proche de nous. Un groupe international occulte, une cyber attaque visant à créer un nouvel ordre mondial. Un décor

L’ex-patron des services secrets français, le général Obernai, remet en selle Justine Barcella, qui s’est isolée avec son fils en italie, pour empêcher cela. Derrière elle, une trainée de liquidateurs effacent violemment tout ce qui pourrait mettre à mal la stratégie de hacking planétaire du groupe LamarCorp. La clé se trouve sur Jurong Island, à Singapour.

J’ai eu certaines difficultés à pénétrer dans ce roman. L’écriture rapide de Thierry Berlanda m’a quelque peu perturbé lors des premiers chapitres. Je dois en convenir, Jurong Island renvoie dans sa 1ère partie vers vers Naija (que je n’ai pas lu) et qui relate la précédente aventure de Justine Barcella à Lagos. D’où à mon sens un certain flou avant d’être pris par l’histoire.

De rares multinationales sont aux mains de quelques individus avides de transhumanisme et de nanotechnologies. Elles ont supplanté sur les nations et relayé nos GAFAM au rang de nains de jardin tant elles sont puissantes et tant leurs ramifications tentaculaires s’immicent dans nos réseaux. Le 21ème a vu l’avénement du data. De notre dépendance à ce dernier vient notre faiblesse. Alors lorsque se déclenche le plan de cyber-destruction Atropos, la course-poursuite s’engage entre Justine et le Python, chacun à un bout de la planète. Quand Jane entre dans la danse, le thriller prend une autre dimension. Tapis au fond de la forteresse informatique de Jurong Island, à Singapour, le cerveau d’Atropos fait tourner ses bits meurtriers. L’état français en fait les frais. Des milliers de victimes aussi.

Jurong Island, c’est l’histoire d’un futur proche. Un futur peut-être déjà présent. Partiellement tout du moins. C’est une possible évolution de l’usage de nos datas, du rapport de l’homme à la machine. Oui, il y a une once de dystopie dans ce thriller. Un terrain favorable au travail d’argumentation autour de l’éthique, dans un contexte économique à la mode, où la haute technologie questionne sur la place de l’individu sur une planète qui de jour en jour devient trop petite.

Dans un environnement où la surpopulation risque de remettre en cause la survie de notre espèce, l’intérêt collectif doit-il primer sur l’individu ?

Jurong Island pose une réflexion sur notre avenir à travers un thriller secoué par une écriture rapide et stressante. On oscille entre les personnages. Les principaux sont bien construits, Thierry Berlanda a porté une véritable attention à la composition d’Antoine, de Jane, de Salmon et bien sûr de Justine. Justine, l’arme absolue, qui n’est pas s’en me rappeler la magnifique AnnX d’Ayerdhal dans Transparences. Reste Catherine qui apporte une bouffée de fraicheur. J’ai adoré ce personnage, son innocence. Avec Antoine, elle confère un rythme, une humanité qui s’oppose aux vilains robotisés.

Jurong Island suit les bases d’un triptyque posé par Naija. Il va me falloir rattraper mon retard en l’avalant avant de découvrir la suites des aventures de Justine qui je n’en doute pas devraient voir le jour.

Editions du Rocher

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Je l’attends avec impatience dans ma boîte à lettres

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  2. tberlandainsertfr dit :

    Merci pour cette chronique fouillée et engageante. Vous avez pigé l’essentiel, et aussi l’accessoire : un rêve pour un auteur !

    Aimé par 1 personne

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