DARK NET – Percy

Une plongée dans le noir. Très sombre. Le Dark Web, cet Internet profond et secret, tient sa promesse. On y trouve tout. A Portland, Oregon, il s’ouvre sur l’Enfer. Des créatures démoniaques se cachent derrière les écrans. Elles pénètrent  les utilisateurs du web, investissent leurs corps pour les changer en tueurs psychotiques.

J’ai lu rapidement la 4ème de couv’. Trop. Je m’attendais à un techno-thriller et me voilà tombé dans un flot d’ésotérisme où les personnages principaux vont devoir faire face aux ténèbres. Un croisement entre Clive Barker, Matrix et Graham Masterton.

Les amateurs de sensations fortes, d’hémoglobine, de cris et de massacres  seront servis.

Ça braille, ça torture, la sauvagerie n’a d’égale que la nervosité de l’écriture de Benjamin Percy qui écrit à l’économie.

Le  style est court, resserré, efficace. Cela va vite. C’est oppressant à souhait bien que la liaison Dark Web / forces démoniaques soit pour moi, une peu tendue du string. Percy joue sur l’aspect dérangeant d’un système qui est devenu omnipotent dans nos vies – Internet. Ça, c’est pour la couche Thriller. L’autre pan est diablement plus sombre. Le pendant ésotérique, il le malaxe avec les ressorts des romans d’horreur. This is not my cup of tea. Le scénario est surnaturel. L’ambiance sombre et la catastrophe à venir. Une apocalypse 2.0. Mais la structure du texte m’a paru parfois rébarbative.

Coté personnages, ils sont majoritairement immoraux, indépendants et solitaires. C’est un fait, l’auteur ne nous les rend pas sympathiques à la première rencontre. Pourtant, pour faire face aux démons et  autres molosses qui mettent Portland à feu et à sang, il faut bien une équipe de choc improbable, tous liés par une raison impénétrable avec pêle-mêle :

  • une jeune fille de 12 ans ayant recouvré la vue grâce à une prothèse futuriste, Hannah
  • une journaliste technophobe, aussi avide de scoops qu’incapable de lien social, Lela
  • un hacker qui entend faire régner la justice sur le Web, Derek
  • un ancien évangéliste au passé forcément trouble, Mike Juniper qui cache dans le sous-sol de son refuge pour sans-abris, un arsenal d’armes à feu dantesque
  • et, son amie Sarin, sans âge car presque immortelle, engluée dans une lutte contre les ténèbres

Sur le Web, une fois que c’est en ligne c’est pour toujours. La frontière entre les digits, 0 1 01 et le monde s’amenuise. Ce qui est réel n’est plus forcément physique. Le digital contient tout. Objet, lieu, personne, pensée. Nous surfons, explorons, naviguons. Dark Net, nous rappelle que pour chaque secret enfoui, il y a de multiples voies pour l’extraire. Méfions-nous de ce qui peut susciter l’appétit du Mal.

Pour amateurs du genre. Un chaleureux merci aux éditions Super8 pour le SP

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