LA VAGUE – Morrison

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Thriller ou roman catastrophe. Bah, finalement, on s’en fiche, la tension est là et le sujet est totalement maitrisé.

Le soleil, la mer, le surf, les grands hôtels qui s’agglutinent le long de la plage de Waikiki et les autres, l’ile Christmas. C’est le paradis, ou presque, pour Kai Tanaka, directeur au centre d’alerte tsunami du Pacifique. Scientifique, il doute quand une variation des relevés présente un risque de Tsunami. Un million de personnes sont dans la balance. Son choix est rapidement fait. Kai lance l’alerte.

Boyd Morrison est doué pour les pages turner. Au commencement, un prologue violent puis il laisse le lecteur faire connaissance avec la famille de Kai, sur qui le roman va se reposer. Kai et ses relations avec Lani, sa fille 14 ans, aavec Rachel, sa femme qui prend au sérieux son nouveau poste de directrice d’hôtel. Bref, il pose leurs tracas quotidiens, leurs jobs prenants et nous offre une bouffée d’air frais à travers leurs amis, Teresa et sa fille Mia et la famille proche en l’espèce, Brad, le frère de Kai, athlète et séducteur. On s’y attache. Voilà, tout est en place comme un film catastrophe.

Au loin, la mer gronde, la vague avance. Vite, très vite. Le lecteur a en mémoire le tsunami dans l’océan Indien de 2004 et sous ses yeux (ça a été mon cas) les images d’Irma qui défilent. Le parallèle est incroyable. La nature se déchaine, sa violence, son horreur dévastatrice.

L’auteur se déchaine lui aussi. Si dans la première partie, il pose les éléments de la tension, très vite, il nous soumet à un rythme dingue. Ce roman s’étale sur 4 heures. Le temps d’un compte à rebours martelé à chaque début de chapitre. Le rythme est effréné sous le style simple et fluide de l’auteur. Le suspense est omniprésent, Morrison sait créer la tension nécessaire au récit de la catastrophe. Il mélange savamment, une grosse louche d’action et un brin d’informations. Si le tout est vu majoritairement à travers Kai, ses personnages secondaires ne sont pas là par hasard. Ils rehaussent la tension et éclairent cette catastrophe sous tous les angles possibles. L’horreur, la panique, les vagues destructrices. Pas question de donner un cours magistral sur les brusques mouvements des eaux, mais Boyd sait faire frémir le lecteur quand il parle de la génération de ces vagues géantes. Il les rend un poil plus intelligent quand il mentionne leur propagation sur des centaines de kilomètres et leurs effets dévastateurs. Mais c’est surtout quand il  met en scène l’Homme et ce qu’il peut avoir de mieux et de pire qu’il devient excellent. Comme tout bon roman américain, La Vague c’est également une dose d’altruisme, de sens de la famille et de celle du sacrifice mais aussi, de bêtise et d’égoïsme.

La Vague est un roman catastrophe qui livre toutes ses promesses.

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