PAS DE PRINTEMPS POUR ELI – Roy

Pour ce second roman Sandrine Roy transpose le couple dans un nouveau pays. Celui d’où vient Lynwood au temps où il s’appelait encore John.

Alors qu’une nouvelle vie s’ouvre à eux, l’été pyrénéen prend fin brutalement pour Eli et Lynwood Miller. Tandis qu’Eli se bat avec sa maladie, le père de Lynwood décède. Il doit retourner dans son Texas natal pour l’enterrement. Surtout, Lynwood va devoir révéler à son frère, devenu juge, qu’il n’est pas mort vingt ans auparavant. Eli l’accompagne bien entendu. A peine arrivée, elle noue une relation particulière avec Meriwether,  le  fils de James, autiste. Quand ce dernier est enlevé pour faire pression contre son père qui doit juger un redoutable trafiquant, Pas de printemps pour Eli, s’ouvre sur une nouvelle aventure car nos deux comparses vont devoir faire preuve de toutes leurs capacités pour s’en sortir et se retrouver.

S’il y a encore une dose de surnaturel (homéopathique), c’est plus que jamais, autour de la relation entre les deux amants que se construit ce roman. Leur amour, leur besoin viscéral l’un de l’autre, le fait que l’un sans l’autre soit tout bonnement inimaginable. Ils sont la colonne vertébrale de ce livre. Leur relation est plus dense que dans le 1er opus. Et oui, c’est un policier mais pas que…

Une nouvelle fois, la lecture est addictive. C’est un roman policier court. Peut-être un peu trop à mon goût. Le lecteur que je suis, a avalé Pas de printemps pour Eli avec une gourmandise rare. On tourne la 1ère page, on commence. « Cela faisait dix jours… » Et hop, on lève la tête, « Eli reviendra. » Le temps a passé. Et c’est fini. Bref, on en redemande.

C’est imaginatif, vivant, avec une bonne dose d’action sans avoir besoin d’une description gore-globuleuse-avec-des-morceaux-de-chair-partout (comme pour de trop nombreux thrillers à la mode). Le suspense est moins présent que dans le 1er tome (exit la surprise pour ce qui est de la personnalité et des capacités d’Elizabeth) mais le style gagne en vivacité dans une écriture toujours aussi facile (c’est un compliment) et frétillante. Enlèvement, poursuites, FBI, mafieux et bien d’autres friandises se dévoilent au long des chapitres au gré d’une galerie astucieuse de personnages.

 J’ai écrit, il y a quelques semaines, qu’elle en avait sous le pied. Preuve en est dans ce tome 2. C’est toujours aussi léger et plaisant. Sandrine Roy a su ne pas s’enfermer dans la facilité. Elle ne se répète pas et ouvre des nouvelles perspectives à ses personnages. C’est un véritable plaisir que de suivre une auteure, de la lire, la voir évoluer et maitriser de son œuvre. Bon mauvaise nouvelle, va falloir songer à un 3ème opus.

Nota : puisqu’il est délicat de le trouver en version papier actuellement, sachez privilégier le téléchargement légal de cette œuvre. Songez aux auteurs & aux maisons d’édition qui ont besoin de vous. Merci pour eux.

Éditeur : Lajouanie

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